mardi 24 juillet 2012

Quand la vie est plus forte que la mort

La vie. La mort. Les décès. Les naissances. Le mariage. La séparation. Le deuil. L'espérance.

Ces derniers temps, j'ai été passablement confronté à toutes ces questions existentielles, autant dans le privé - décès subit de mon grand-père, ami très proche qui vient d'être papa, mariage imminent - que dans le professionnel, bien sûr, avec notamment ces deux services funèbres coup sur coup, d'abord le jeune qui s'est suicidé, croyant avoir raté ses examens, puis ce grand-père, décédé en vacances en Crète, exactement comme mon autre grand-père, parti sans prévenir en 2009. Mais aussi ce joyeux mariage célébré juste avant en juin à Forel, ces baptêmes prévus en août (notamment un couple dont j'ai béni le mariage,  c'est beau de les voir cheminer!). Autant de signes d'espérance: le même jour, alors que j'étais en train de célébrer mon second service funèbre de la semaine, dans la sacristie, mon natel vibrait: une petite Morgane venait de voir le jour...

Une espérance lovée dans nos deuils

Cela me frappe toujours comme vie et mort, deuil et espérance, sont intimement liés. Comme au fond, la vie est plus forte que la mort, si l'on prend du recul (ce qui n'est pas toujours évident, bien sûr). C'est comme si Dieu nous rappelait, discrètement, que l'espérance se love toujours dans nos deuils les plus profonds, comme un teinte légère de couleur dans une grisaille ambiante... 

Certes, cela n'enlève pas la douleur, cela n'empêche pas le manque, cela ne permet pas de faire l'économie d'un chemin de deuil souvent bien tortueux. Mais Dieu nous invite à changer notre regard. La lumière brille dans l'obscurité (Jn 1,5), nous rappelle l'Evangéliste Jean. Et si nous ouvrions les yeux sur tous les signes d'espérance autour de nous?


Ah oui, pour terminer, juste vous dire le thème du prochain de camp de KT qui aura lieu pour la première fois à ***: naître - vivre - mourir - ressusciter...  



*** Pour trouver l'endroit du camp, répondre à cette charade:
Mon premier est le plus beau canton du monde et même de l'univers (de Suisse aussi)
Mon deuxième est là où traînent les canards (les beaux grands comme les vilains petits)
Mon troisième est un terme de langage populaire, que dis-je utilisé par la plèbe et les djeunz, pour décrire la partie postérieure du corps (aussi utilisé pour dire son incrédulité)
Mon tout est le lieu du camp de KT 9 qui aura lieu en octobre

PS: Pour la route, deux chansons de Grand Corps Malade, la première sur la mort, et la seconde sur la vie à venir!


3 commentaires:

  1. Eh oui, peu à peu au fil de l'existence, je mesure combien la mort fait partie de la vie, que notre réalité d'humain nous offre la vie comme un cadeau et non comme un du, cadeau précieux à soigner et goûter à chaque instant. Pas facile pour moi, de lâcher les peurs de l'avenir, la maîtrise des choses pour profiter du moment donné.
    Cet été j'ai appris le décès d'une amie en même temps que la naissance d'un petit Alexis plein de vie ! Tension entre larmes et joie.
    Accueillir le départ dans notre coeur et dans notre vie de famille, accepter peu à peu le manque et la privation chemin difficile sur lequel je découvre peu à peu qu'au travers de Dieu, au travers de nos souvenirs, de ce que j'ai reçu rien n'est définitivement fini.
    Remarquer tout à coup des petites lueurs, des présences aimantes, se redécouvrir capable d'éclater de rire, sentir à l'intérieur de soi cette joie profonde de la vie qui ne m'a pas quittée....
    Quand la vie s'est brisée, dans les yeux des vivants,quand la terre a tremblé dans les larmes et le sang....La première fleur qui vient au monde sur le chagrin, sur les décombres. C'est le rire des enfants, le rire des enfants....
    Les armes se sont tues pour quelques nuits, pour quelque temps, aux qutre coins des rues on entend rire les enfants.
    Ils parlent ensemble d'avenir et de l'école à rebâtir...

    RépondreSupprimer
  2. Merci Sylvie pour ce magnifique commentaire, plein de poésie et de sensibilité. As-tu déjà pensé à ouvrir un blog ? ;-) J'aime beaucoup te lire, en tout cas, sur FB ou ici! Que ton ministère soit béni!

    RépondreSupprimer
  3. Pour moi, vie, mort, ce sont deux cadeaux du devenir qui me sont donnés chaque matin. Pas toujours facile à recevoir ... Mais qui me donnent d'autant plus de désir de cultiver mon lien à Dieu, lui qui reste présent dans ma vie comme lors de ma mort. Que me dit l'Esprit de Dieu, ce matin? une nouvelle découverte de sa Vie?
    J'ai 79 ans, et c'est bon de se sentir dans un lien présent , qui traverse la mort. Marcel Raymond V

    RépondreSupprimer