lundi 11 mars 2013

4e jour de jeûne: après la pluie, le beau temps

Après un dimanche bien rempli, avec notamment un beau Clin Dieu avec les catéchumène de 9e année où j'ai dû fournir une bonne dose d'énergie, j'espérais que mon lundi, habituel jour de congé, allait être plus calme. Même pas.

Qui est Jésus pour moi ?

Mon sommeil est toujours agité et je me suis levé plus tôt que prévu, mais avec pas mal d'énergie. Une énergie qui allait croître tout au long de la journée... A 8h30, je préside un recueillement avec les jeûneurs au Temple de Belmont. L'occasion de se retrouver ensemble devant le Seigneur et de prier ensemble: c'est beau! Le texte biblique de pain de ce jour m'interpelle: qui est Jésus pour moi? Cette question peut paraître banale, tant elle a été posée. Et pourtant, elle garde sa pertinence, chaque jour. Chaque jour, notre foi, notre confiance en Jésus comme sauveur est à affirmer...

Puis la marche, sous la pluie fine (qui me rappelait l'Angleterre), fut courte, ou plutôt utilitaire, pour aller acheter du déo (tiens, il paraît qu'en jeûnant on dégage plus d'odeurs... je ne l'ai pas encore remarqué - ni Sarah d'ailleurs - , seulement les cheveux plus secs!) et de la crème à la pharma. Marche utilitaire, donc, vite fait, avant d'aller à un rendez-vous. Je suis encore dans le rythme habituel, stressé, courant d'un endroit à un autre.

En fait, je me suis rendu compte ce matin que je n'arrivais pas à quitter le rythme habituel de travail. Faire un jeûne tout en travaillant, c'est quand même difficile... Un exemple: ce matin, en me levant, j'ai vite été rattrapé par toutes les choses à faire cette semaine, et du coup, c'est mon lundi de congé qui allait sauter... Oui, jeûner en travaillant (ou vice-versa) n'est pas l'idéal. Moi qui espérait avoir réussi à faire de la place pour le jeûne dans ma semaine, j'ai dû quelque peu déchanter (j'ai quand même réussi ça ou là à le faire!).

Deux regards sur ma vie

Mais cet après-midi, après avoir bien avancé dans mes choses à faire, le soleil a percé, dehors et dans mon coeur. Avec une balade bienfaisante, j'ai pu enfin changer de rythme et m'émerveiller de la nature qui m'entoure (ici le Flonzel). Du coup, je me sens mieux. Serein. Clairvoyant.

Grâce à cet état de paix intérieure et de clairvoyance, je peux prendre du recul sur ma vie. Sur celle-ci, je me dis deux choses.
  • D'abord, j'ai la chance de vivre tout ce que je peux vivre, non seulement à la maison, avec ma femme, ma famille, mon lieu d'habitation, mais aussi dans mon ministère: je suis bien dans mes baskets au boulot, en région ou en paroisse, et ça, c'est inestimable! Au fond, quelle chance j'ai de faire un travail que j'aime! Quand je repense à mes années où, étudiant, je bossais dans la vente et côtoyais des collaborateurs qui n'aimaient pas toujours leur travail...
  • Ensuite, je ne peux m'empêcher de jeter un regard critique. Ma prédication de dimanche invite à réfléchir à l'Essentiel dans nos vies. Et pour moi, qu'est-ce que l'Essentiel? En tout cas pas l'avalanche de mails* que je subis quotidiennement. Ni la consommation, ni la nourriture (bien que je puisse pas vous cacher que je me réjouis de manger un bon bout de fromage...), ni la technologie. Non l'essentiel, pour moi, est peut-être dans ce lieu: ce lien à la terre, celle de mes ancêtres, ici au "Coin des Corb'" du XXIe siècle (avant, celui-ci était à Belmont...). L'essentiel est dans la nature, et dans les relations avec les gens qui m'entourent. L'essentiel est dans la présence de Dieu dans mon coeur...
Et pour vous, quel est votre Essentiel?

* = Pour donner un ordre d'idée, sur 3 jours, je reçois environ 50 emails... Et pendant le temps de rédaction de cet article, tiens, ô surprise, 7 nouveaux mails m'attendent...

1 commentaire: