mardi 9 juillet 2013

De la vie, profiter tu dois !



Les jeunes, tu en entends parler souvent plutôt en mal. Dans l’esprit de certains, les jeunes sont des glandeurs fainéants, des délinquants, des accros (à des stupéfiants ou à Facebook), des fêtards incivils, voire des geekeurs (pour les plus au courant). « Y a plus de jeunesse », qu’on entend depuis des décennies. Et pourtant, Qohélet, ce sage du IIIe siècle avant J.-C., une sorte de maître Yoda des temps anciens, prend le contre-pied de ce mouvement et décide de parler des jeunes de manière positive et même de s’adresser directement à eux ! Non la Bible n’est pas un livre (ou des livres) qui ne s’adresse(nt) qu’aux vieux. Cet article est pour toi, jeune Vaumarcusien(ne) ou jeune tout court.

Réjouis-toi !

La jeunesse, a priori, c’est cool. Hype (à prononcer « haïpe »). J’aime. Dans ce temps de la vie, plein de choses positives sont projetées : force, vigueur, énergie, joie de vivre, fête, liberté, découvertes, etc. Quand on est jeune, la vie, c’est comme goûter à un bain de soleil en sirotant une boisson sucrée… D’ailleurs, le verset 11,7 dit la même chose : « C’est un plaisir pour les yeux de voir le soleil ». Par cette expression, l’Ecclésiaste parle de la vie (= voir le soleil) et de douceur (l’adjectif en hébreu indique comme un goût sucré, qui pourrait être une imitation du bruit de lécher, plein de jouissance), en bref il te dit ceci : Réjouis-toi, jeune homme, dans ta jeunesse, que ton cœur soit heureux aux jours de ton adolescence, marche selon les voies de ton cœur et selon la vision de tes yeux.

Toi qui es jeune, sois dans la joie, nous dit Qohélet, car la vie, comme une belle pomme juteuse, est faite pour être croquée à pleines dents. Il faut en profiter. Et que ton cœur soit heureux ! Le cœur, pour la culture juive, c’est à la fois le siège de la force physique qui nous donne la vitalité, et à la fois le siège des émotions, des sentiments. Suivre les voies de ton cœur, c’est donc suivre ce qui te fait vivre, grandir, avancer sur le chemin compliqué de la vie. C’est non seulement concevoir des projets, mais surtout les vivre : « marche ! ».

Pas toujours rose

Bien sûr, nous le savons bien, l’adolescence est tout sauf une période simple. Des crises (aussi au sens propre du terme: des choix), il y en a beaucoup, de la tristesse aussi, et bien sûr la confrontation avec la réalité du mal qui traverse notre réalité humaine. Si parfois on peut avoir l’envie d’envoyer « tout pêter », Qohélet nous rappelle de nous réjouir et de chercher à profiter des perles de vies qui sont à notre portée. Eloigne de ton cœur l'affliction, écarte de ta chair le mal, car la jeunesse et l'aurore de la vie sont buée. Autrement dit : certes, la vie n’est pas toujours rose à cause la souffrance et du mal, mais ce n’est pas une raison pour te laisser abattre. La vie passe si vite, alors en profiter tu dois, comme dirait Maître Yoda.

Se souvenir de Dieu aussi dans les bons moments

Mais ne crois pas que l’Ecclésiaste t’invite à faire tout et n’importe quoi. Profite de la liberté, oui, mais tout en étant conscient de tes limites : Sache bien que Dieu te demandera compte de tout ce que tu auras fait. Le sage te rappelle que ta vie se déroule sous les yeux de ton Créateur. Et qu’en tout temps, dans les bons comme dans les mauvais moments, tu dois t’en souvenir ! Oui créature de Dieu tu es, créée à l’image de Dieu (tiens, cela ne te rappelle-t-il pas un thème de camp précédent ?), mais avec tes limites et tes fragilités tu vis. Poussière tu es, et poussière tu redeviendras…

Profiter de ce qui t’es donné à vivre

Car au fond, c’est ce que te dit l’Ecclésiaste : la seule réalité certaine, c’est que tu vas mourir, comme
tout le monde. Tout ce que tu peux faire, c’est profiter de ce qui t’est donné à vivre en te réjouissant, en t’émerveillant des beautés de l’existence. Car tout est buée, tout passe si vite que tu dois absolument profiter de ce don de Dieu qu’est la vie.

Comment en profiter ? Sage ne le sait pas, la réponse se trouve dans ton cœur. En avant, marche… vers le bonheur, un bonheur simple, sans fuite dans l’illusion ou le paradis artificiel. Un bonheur… à partager !

Vraiment, l’Ecclésiaste le swag il a.

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