lundi 14 octobre 2013

A tribute to Mamia Ebenhezer Woungly-Massaga

A l'occasion de la commémoration du 10e anniversaire de la mort de  Mamia Ebénézer WOUNGLY-MASSAGA (12/09/1950 – 14/10/2003), ce dimanche 13 octobre à Lutry, je tenais à partager avec vous, chers lecteurs du blog, ce texte...

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je ne puis suis malheureusement être des vôtres, pris par des activités catéchétiques. Mais moi, Benjamin Corbaz, pasteur, je tenais à vous adresser ce message en cette occasion spéciale pour cet homme si spécial qu’a été Mamia Ebenhezer Woungly-Massaga, message que je vous fais parvenir si la sono de Lutry le veut bien !

Vous en conviendrez, c’est quand même fou, la vie. Parfois il y a des rencontres qui changent le cours d’une vie. Ce soir-là, en octobre 2002, Ebenhézer était venu nous trouver lors d’un camp de catéchisme à Arzier. Ce soir-là, je découvrais pour la première fois cet homme dont charisme m’a tout de suite captivé. Ses paroles, simples et directes, m’ont touché en profondeur. Ce soir-là, la rencontre avec cet homme allait tout changer.  Car ce soir-là, l’Esprit a soufflé. Avec vigueur. Il nous a soufflé, à nous les jeunes du camp, les JPs, l’idée d’un projet de partage et d’échange au Cameroun. Ebenhézer, par ses paroles et sa foi, nous avait mis en marche. 

Sans que je ne le sache alors, cette rencontre allait moi aussi me mettre en marche. Comme j’étais le plus âgé des JPs, j’ai rapidement pris les choses en main, cherché des appuis, initié la construction du projet ensemble ave le DM.



Mais le décès abrupt d’Ebenhézer a tout remis en cause. A cause – entre autre – de cela, le diacre qui devait nous accompagner au Cameroun a décidé de se retirer du projet. Nous nous retrouvions alors avec un projet, des fonds récoltés, mais sans ministre de l’EERV pour nous y accompagner… J’ai donc dû prendre mon bâton de pèlerins, comme j’aime à le dire, pour aller trouver des ministres de l’EERV et c’est pendant cette « tournée » si j’ose dire que certains m’ont interpellé sur la théologie et sur une vocation de pasteur pour moi… Un appel que soudain j’ai entendu …

Ainsi, là encore, Ebenhézer et sa mort ont eu de grandes répercussions pour moi. En fait, si l’on y pense, c’est ce tragique départ qui m’a fait entendre l’appel de Dieu à le suivre, c’est au fond grâce à Ebenhézer que je suis devenu pasteur.

Alors aujourd’hui, 10 ans plus tard, je ne puis m’empêcher de penser à lui. Cette année, j’ai eu la joie de vivre ma consécration pastorale à la cathédrale de Lausanne. Et j’en connais qui a dû sourire, en voyant cela de là-haut. Je suis donc très reconnaissant pour tout ce qu’il m’a apporté. Tout ? Oh cela a été à peine une soirée. Mais cette soirée a changé ma vie et m’a mis en chemin à la suite du Christ en tant que pasteur. Jamais je n’oublierai Ebenhézer, jamais je n’oublierai sa vigueur, sa profondeur, son charisme.

Merci Seigneur pour avoir placé Mamia sur notre chemin… Nous rendons grâce à Dieu !
Amen !

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