samedi 22 mars 2014

Jeûne, jour 2: entre frustrations et abandon

Deuxième jour de jeûne, et le chemin s'avère un peu "montagne russesque". Retour sur une journée riche qui a filé rapidement.

D'abord l'abandon

Ce matin, en petite forme, je me rends à l'office que je me suis tenu de donner chaque jour à 8h30. Pensant être seul, je me retrouve avec une autre jeûneuse pour un temps, véritablement, de ressourcement, d'ancrage, et d'abandon. Nous prions. Je m'abandonne à Dieu. Quel bonheur! Je repars avec une énergie nouvelle... Sous la pluie, il est peu agréable de marcher, mais le coeur est à la fête. Et au chant: Veni Sancte Spiritus! Viens Esprit Saint, habite ma journée!

Puis la tentation

Puis j'avais la joie de vivre un mariage dans ma famille. Joie de retrouver ma famille que je trouve très belle. Autour de ma grand-mère de 87 ans s'est construit un véritable "clan" des Corbaz, dans le quartier de Corsy qui est désormais le coin des Corb'! Entourée de ses 3 enfants (et leurs conjoints), des ses 8 petit-enfants, des ses 4 arrières-petits-enfants, ma grand-mère, même si elle baisse, rayonne. Quelle famille! Et quelle joie d'en faire partie! Quelle joie aussi de prendre enfin du temps avec mon fils pendant ce mariage: loin des petits fours, c'était vraiment la relation qui était au centre!

Le jeûne fut donc pour moi l'occasion de remarquer mon attachement à la terre de mes ancêtres et à ma famille. Mais ce mariage fut aussi difficile à vivre, avec une sensation de faim toujours bien présente. A ce sujet, une co-jeûneuse me disait: "dis à ta tête que cela ne va pas arriver!" Plus facile à dire qu'à faire, surtout devant de délicieux petits fours accompagnés de vins délicieux. La tentation fut forte pour moi. Mais je tins bon.

Enfin la frustration 

Au retour à la maison, un sentiment de frustration m'habite: à peine puis-je profiter de passer un peut de temps avec mon fils que déjà je dois repartir pour la séance des jeûneurs. Si l'an passé, j'avais l'impression d'avoir vraiment plus de temps, cette année avec un bébé c'est bien différent. Et c'est une frustration pour moi de ne pas pouvoir être plus à la maison...

Mais ce soir, encore une fois, la séance avec les jeûneurs me rebooste, me soutient, me dynamise. Les chants de Taizé m'accompagnent. Et puis, chaque jour est différent. Et demain sera un beau jour, j'en suis sûr.

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