mardi 25 mars 2014

Jeûne, jour 5: la solidarité

Le jeûne que je préfère, n’est-ce pas ceci :
dénouer les liens provenant de la méchanceté,
détacher les courroies du joug,
renvoyer libres ceux qui ployaient,
bref que vous mettiez en pièces tous les jougs !
N’est-ce pas partager ton pain avec l’affamé ?
Et encore : les pauvres sans abri, tu les hébergeras,
si tu vois quelqu’un nu, tu le couvriras :
devant celui qui est ta propre chair, tu ne te déroberas pas.
Alors ta lumière poindra comme l’aurore,
et ton rétablissement s’opérera très vite.
Ta justice marchera devant toi
et la gloire du SEIGNEUR sera ton arrière-garde. 
(Esaïe 58, 6-8)

Le jeûne n'est pas une affaire individuelle. Bien sûr, c'est un défi personnel, avec toutes les épreuves et les tentations qui se placent sur notre chemin. Mais l'essentiel n'est-il pas aussi de se mettre en communion avec ceux qui ne jeûnent pas par choix, ceux qui n'ont pas les moyens de manger ? La solidarité n'est donc pas un vain, ni une idée abstraite, mais quelque chose de tout à fait concret...

La solidarité au loin...

Dans notre groupe, le partage se vit aussi pour les projets d'Action de Carême et Pain Pour le Prochain en faveur de projet de développement, que ce soit au niveau agricole ou industriel, notamment dans l'industrie du textile. La campagne vise cette année plus de justice notamment dans les usines, comme le montre le projet soutenu au Bangladesh. Ainsi nous aurons l'occasion, jeudi, lors de notre célébration de rupture de jeûne, de faire notre offrande en faveur de ces oeuvres.

... ou tout près de chez nous !

Au niveau personnel, la journée fut bonne, même si elle fut bien chargée. J'ai pu profiter de 
rencontres et de partage... parfois inattendu! Comme ce SDF, à la place de la gare, prostré sur lui-même. Je passe devant lui, sans vraiment le voir. Puis je m'arrête. Et repense à mon jeûne. Je fais marche arrière et lui demande s'il a faim. Il répond par l'affirmative. Je vais donc lui acheter un sandwich à la boulangerie de la gare. Devant la rangée de sandwich, je ne suis même pas tenté. Oui, ces 7,50 chf seront bien investis! Donner un peu de ce que l'on ne dépense avec la nourriture que nous achèterions, c'est le principe du jeûne. Je reviens avec mon sandwich et le visage de l'homme s'illumine. Le jeûne que je préfère, dit Dieu, n'est-ce pas partager ton pain avec l'affamé ? (...) Alors ta lumière poindra comme l'aurore...

Vraiment, il est juste et bon de te rendre grâce !

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