jeudi 16 juillet 2015

Je ne m'en vais pas je vole...

La vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille. Et Dieu nous réserve quelques surprises pour le moins... surprenantes! En février dernier encore, j'étais persuadé que j'allais faire 10 ans dans la paroisse de Belmont-Lutry, prêt à emménager dans une maison appartenant à la paroisse. Mais la porte que nous croyions sur le point de s'ouvrir s'est refermée, par deux fois, devant notre nez. Et comme me le disait un ami: "quand une porte se ferme deux fois devant toi, c'est peut-être un signe que tu dois te diriger vers une autre porte!"

Discerner l'appel de Dieu

J'ai prié. J'ai écouté. J'ai essayé de discerner l'appel de Dieu: que veux-tu, Seigneur? où me veux-tu ? Souvent l'appel de Dieu se fait ressentir, mais ce n'est pas forcément le chemin le plus facile, le plus confortable, qu'il nous invite à prendre. Il nous demande de dépasser nos peurs et nos inquiétudes, de quitter nos conforts pour le suivre... Pour moi aussi, ce fut le cas.

Alors soudain, tout a été clair. Et la lumière fut. Comme les pièces d'un puzzle qui enfin s'emboîtent les unes dans les autres: quitter le confort de Belmont-Lutry (confort professionnel dans une super paroisse, confort familial avec tout le monde autour) pour partir habiter dans la cure de Savigny, avec un mi-temps paroissial à Savigny-Forel, tout en conservant mon mi-temps régional "jeunesse". Même Sarah, pourtant réticente à habiter dans une grande cure (froide en hiver) était partante, et pas qu'à moitié! C'était le bon moment, le kairos, pour changer, pour prendre de la hauteur, et voler de nos propres ailes.

Prendre notre envol

Car après 5 belles années dans la paroisse de Belmont-Lutry, où j'ai vécu mon stage en 2010-2011 qui fut comme un feu d'artifice (sous la houlette de mon collègue et néanmoins amis JB Lipp), après 5 ans dans cette paroisse de mes débuts donc, 5 ans au coeur mes vignes de ma région (et de ma commune) d’origine, 5 ans dans mon cocon familial de Corsy, nous avons ressenti Sarah et moi l’envie de « prendre notre envol ». Aller plus haut, chantait Tina Arena.

Dès le 1er août, je serai donc pasteur de la paroisse de Savigny-Forel, à peine un peu plus au nord de Belmont. De « pasteur des hauts » de Belmont-Lutry, je passe à « pasteur de hauts plus plus » : assurément un sacré défi, tout en conservant mon autre mi-temps régional « jeunesse » ! Mais porté par tout ce que j’ai reçu, je peux partir le cœur empli de reconnaissance pour ces belles années, pour tout ce que nous avions partagé, avec la confiance que la paroisse va continuer à rayonner en témoignant de l’Evangile. Merci à chacune et à chacun !

« Je ne m’en vais pas, je vole », disait Sardou, dans cette chanson remise au goût du jour par le film
émouvant et profond "La Famille Bélier" : je m’envole avec en moi une part de ce que j'ai reçu de chacun, cette part qui m’accompagne et qui va m’inspirer pour la suite de mon ministère. J'en aurai besoin, c'est sûr, pour affronter ce nouveau défi (passionnant) qui est de reconstruire (ou construire avec mon souffle) une paroisse où l'ancien pasteur est resté 20 ans, ça fait un sacré bail...

La difficile transition à vivre dans la confiance

Cette période de transition, avec les cartons qui pointent à l'horizon, a été et est encore difficile à vivre. Non seulement l'attente est longue, j'ai hâte d'y être, et de prendre mon baluchon pour aller à la rencontre les gens, mais aussi je sais que 6 mois difficiles m'attendent, avec l'énergie qu'une arrivée implique, ainsi que l'organisationnel qui prend du temps, tout en tenant compte du fait que mon futur collègue paroissial ne me rejoindra qu'en février - avec une petite aide de remplaçants pour l'intérim avec ce 50% vacant. Pourtant, j'ai la foi, la confiance, que le Dieu de Jésus Christ, fidèle, chemine avec moi. Il m'a appelé à prendre la route du pays de Loups de Savigny, et me montre par différents signes que des paroissiens se réjouissent de ma venue. Un changement de vie à vivre donc dans la confiance dans le Christ Ressuscité.



1 commentaire:

  1. Cher Benjamin,

    Merci pour ce message. Je suis très heureux que tu poursuives ton mi-temps jeunesse dans la région.

    Que Dieu vous bénisse toi et ta famille dans ce nouveau ministère dans lequel tu t'engages. Il sera l'occasion de multiples rencontres, de nouvelles amitiés à tisser, de difficultés à surmonter et de défis à relever.
    Mais je crois qu'il sera surtout une occasion d'aimer et donc de grandir et d'aider à grandir.

    "Fais de l'Eternel tes délices et il t'accordera ce que ton coeur désire", nous dit le psalmiste. Y crois-tu, mon ami ? :-)

    Bien à toi,

    Sylvain

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